Je, Estelle.A

Je, Estelle.A
Je, Estelle.A *

17 Ans,

L'écriture * au plus profond des veines,
un poison de douceur,
un sérum d'encre et de mots.

L'écriture * ,
ou ce qui résume ma vie.

# Online seit Montag, 05. Januar, 2009 um 13:56

Geändert am Donnerstag, 02. Juli, 2009 um 16:09

# 1

# 1
05/01/09
-Quel qu'il soit-

La nuit glisse langoureusement dans les profondeurs ténébreuses de son regard. Ses yeux du silence des anges murmurent encore quelques prières muettes. Belle d'argent, dans sa danse voluptueuse, la lune caresse sa peau aux saveurs interdites. Belle de mystère, dans sa danse douloureuse, la lune étreint son corps alangui. Son corps, son corps aux contours célestes que mes mains dessinent. Quel qu'il soit, je ne parviens pas à le délivrer de cet éternel sommeil enchanté. Pourtant, j'ai vu son âme s'élever au-dessus de ce monde si beau, ce monde si gris. Je l'ai vu prendre son élan avant de disparaître, avant de sombrer à tout jamais dans cette lumière traîtresse, à tout jamais dans ce soleil éblouissant de mensonges. Même s'il soupire, même s'il respire, je ne saurais le sauver de ces bras qui l'enchaînent à ces promesses qu'on ne tient pas. Tellement beau, tellement inaccessible que moi aussi je prie et supplie à ses lèvres sourdes mais offertes. J'embrasse tristement son indifférence et espère cependant qu'il saura me reconnaître. Quel qu'il soit, je ne l'attends pas. Je l'ai déjà en moi, une idole que je ne partage pas, un désir que rien ne réalise.
Il manque un éclat à mon c½ur, il manque son parfum à ma longue agonie vers son nom. On m'a honteusement volé cette fièvre* délicieuse des espoirs naissants. Peut-il me rendre cette sensation de vivre légèrement, vêtue seulement de l'ombre de nos essences partagées ? Saura-t-il mon tendre, mon illusoire guérir mes plaies saignantes d'amertume ? Fidèlement, suivra-t-il mes pas, qu'importe la destination à nos immortels aveux.
Il n'aura jamais le souvenir de ces anciens visages qui composèrent mes sourires, non, il ne sera pas de mes éclats de rire, peut-être une larme qu'il jettera sur ma joue. Pour toujours, mes rêves, liés aux siens, tant que son être sera mien. Imaginaire paradis de mon enfer terrestre. Quel qu'il soit, qu'il entende à temps mon appel avant que l'oubli ne me rejoigne. Je resterai insouciante si son destin ne croise pas mon propre chemin. Je ne sais pas, peut-il me réapprendre à croire en tout, même à l'impossible juste parce que l'un pour l'autre, nous serons là.

# Online seit Montag, 05. Januar, 2009 um 14:08

Geändert am Mittwoch, 11. Februar, 2009 um 06:37

# 2

# 2
06/01/09
-Celui qui ne prend pas le risque de souffrir,
ne prend pas celui d'aimer
* -

Ce n'est pas un adieu, rien qu'un aurevoir. Sa raison lui ordonne l'oubli. Son coeur lui implore encore pardon. Comment aurait-elle pu empêcher cette brutale intrusion ? Comment aurait-elle pu refuser d'aimer le seul ange de l'univers qui lui avait semblé tomber du ciel pour elle ? Maintenant, abandonnée, elle admire ses souvenirs que la neige au-dehors disperse et dissémine au loin. Peut-être les flocons parviendront-ils à geler cette étrange peine que d'être vainement amoureuse de son regard de feu. Elle a encore en elle la flamme d'une passion qui finalement l'aura détruite. Elle s'étonne des cendres qu'il a laissé, se surprend devant les braises qu'il dédaigne désormais.
Et la neige recouvre son monde, et le vent emporte dans son souffle des brides de mémoire, les saveurs sucrées et pastelles d'instants tendrement savourés. Où s'en est retourné l'ange égaré ? A-t-il rejoint ces cieux qui avaient vu naître son intrigante beauté, ses airs d'enfant souriant dans une mer de nuages blancs ? Rien ne ramènera jamais l'innocence qu'ils avaient créée, cette douce candeur de sourires et de baisers.
Cela est à jamais scellé en elle, des émotions trop vives, trop douloureuses qui resteront pour toujours emprisonnées. L'ange était son marionnettiste, quel triste pantin laisse-t-il, aux fils coupés, quel malheureux pantin brisé.
Ses yeux voient au-delà du brouillard glacé, vers un rêve qui l'a rejetée. Il a depuis longtemps brûlé ses paupières que plus aucune larme ne coule pour la consoler.

# Online seit Montag, 05. Januar, 2009 um 16:07

Geändert am Mittwoch, 14. Januar, 2009 um 10:10

# 3

# 3
14/01/09
-Le murmure-

C'est là-bas que nous oublierons. Comme des enfants, papillons éphémères d'un quelconque printemps, c'est là-bas que nous oublierons la cruauté qui un jour caressa nos rêves de ses ongles empoisonnés. Espiègles souvenirs d'un passé poussiéreux, dans leurs c½urs que sommes-nous devenues sinon des ombres maladives, évanescentes.
Nous emprisonnerons la douleur dans ses cicatrices à fleur de nos âmes, parfois dans notre chair, gravées comme un sermon. Non, garde en mémoire le visage de celui qui coûta à ton regard le prix de l'innocence. L'hiver ne déposera pas son ombre dans nos yeux, ne laissons pas les bourrasques d'un vent de peine balayer nos espoirs.
Au creux de vos oreilles je glisserai les secrets de cette vie qui nous éprouve, qui ouvre des brèches sous nos pas. Mais ce qu'elle ignore, c'est qu'au-dessus du vide, je serai là pour guider vos pas. Un jour, vos sourires ont égayé d'un nouveau soleil l'orage grondant dans mes veines. Un jour vos éclats de rires ont dispersé les nuages de mon existence.
Dans le tumulte des hurlements de haine et d'indifférence, vous m'apportez le doux murmure* d'une éternité délicieuse. Celle qui nous attache, d'un lien de lune et d'étoiles, et nous étreint dans son aurore. Celle que je nomme Amitié.

# Online seit Mittwoch, 14. Januar, 2009 um 10:35

# 4

# 4
01/02/2009
-Mon coeur est un tombeau où poussent les ronces de l'amertume,
où fleurissent les soleils noirs de l'impossible-


Que sais-tu de ce coeur meurtri, de ce coeur ridé d'avoir tari son amour, d'avoir versé jusqu'à sa dernière larme, d'avoir étouffé le cri rugissant de ses rêves?
Que sais-tu de ce coeur écoeuré, dégoûté de tous ces sourires mielleux, de toutes ces étreintes éphémères, de tous ces mots creux?
Que sais-tu de ces silences mortifères , de cette absence lancinante, de ces regards perdus vers d'autres infinis, d'autres rivages, au-delà du dernier voyage?
Que sais-tu de ce qu'endure les âmes esseulées, égarées dans leur propré déchéance, oubliées derrière ces voiles d'indifférence que le temps laisse, ces âmes abandonnées que le monde rejette dans leur chute insondable?
Que sais-tu de ces nuits d'ivresse, d'illusions faussement retrouvées, de ces faux-semblants qui ne font que jouer une comédie grotesque?
Que sais-tu du verbe aimer, de ses tristes conjugaisons au passé, de ses éspérances au contionnel, de son présent fabuleux et de ses futurs incertains?
Que sais-tu, toi, qui nous entraîne dans tes sombres méandres, à travers tes chemins sinueux ou tes avenues dégagées?
Que sais-tu, toi, qui n'a pour vocation de briser ou d'illuminer quelques années, peut-être, la créature humaine?
Que sais-tu, toi, de ce que tu nous infliges dans ta course effrénée, seulement ponctuée des souvenirs que tu daignes nous laisser?

Si l'on doit vivre, autant vivre en serrant les dents, parrant les coups portés par la vie, crispant les poings sur les échecs, en allant de l'avant assez vite pour échapper à la tentation de se retourner.
Non, jamais, jamais se retourner sur son passé.

# Online seit Sonntag, 01. Februar, 2009 um 14:05

Geändert am Donnerstag, 26. Februar, 2009 um 16:07

# 5

# 5
03/02/2009
-Brisures-

C'est comme un passage, un vertige entre deux mondes, une amnésie passagère.
Murmurer au vent *, mêler à ses hurlements le plaisir de se souvenir.
Parfois, c'est un enfant invisible, à peine aperçu au croisement d'un carrefour.
Il n'y a jamais que nous pour ouvrir les mains, en priant ce bon Dieu aveugle et sourd.
Pour une toile d'encre sur laquelle se deverse un océan de poussières dorées.
Pour ce ciel sombre aux joyaux étincelants, au voile obscur déchiré.
Pour cette nuit.
Uniquement bercé par les hurlements du vent, chargés de souvenirs.
Enfin ouvrir le rideau de nos paupières.
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# Online seit Dienstag, 03. Februar, 2009 um 13:32

Geändert am Donnerstag, 26. Februar, 2009 um 16:06